Quentin-Lutte-Olympique

Yagli Gures : Lutte Turque à l'huile

Yali Guresh 0

 

Le YAGLI GURES (Lutte Turque à l'huile) est avant tout un très beau spectacle en perspective qui se produit chaque année à Kirkpinar d'autant que la lutte turque n'a rien de très violent! Les corps sont sublimés dans un ballet viril qui fait défaillir tous les spectateurs étrangers...

 

 

Les lutteurs "Pehlivans" sont tout d'abord les acteurs d'une tragédie légendaire et exaltent avec passion leur force ancestrale.
Pour pimenter la lutte, les combattants sont régulièrement aspergés d'huile d'olives par le "Yagci" ou huileur qui se tient à deux pas des héros...
Adresse et équilibre sont bien plus primordiales que la force pour remporter un défi.


A tour de rôle conteurs, danseurs, lutteurs et musiciens célèbrent avec passion le sport le plus populaire de Turquie: la lutte à l'huile.
Maître de cérémonie, le "Cazgir" qui joue le rôle de l'arbitre, commente les prises tel un conteur pour enflammer le public et encourager ses "Pehlivans".

 

 

 

Avant le combat, les lutteurs, torse nu, moulés dans un short long traditionnel en cuir épais, se lancent dans une danse ancestrale, le "Peshrev", ode à la fraternité.
Du grand art !

Voici les règles de la lutte turque

  • La lutte turque se pratique sur herbe, les lutteurs sont vêtus d'un pantalon en cuir de buffle (13kg)
  • Le corps des lutteurs est enduit d'un mélange d'huile d'olive et d'eau
  • Les combats peuvent durer jusqu'à 45 minutes suivies, si égalité, d'une prolongation de 10 minutes avec décompte des points
  • Le vainqueur est celui qui parvient à tourner son adversaire face au ciel
 
 

 

 

La légende de la lutte turque de Kirkpinar

(La légende des 40 sources)

Lors de l'expédition préparée par Orhan Gazi en vue du passage en Roumélie en 1346, son frère Suleyman Pacha attaque en compagnie de 40 soldats la citadelle de Domuzhisar appartenant aux Byzantins. Domuzhisar est conquise! Après la prise des autres citadelles, le bataillon d'avant-garde de 40 soldats fait une pose à Samona où les 40 guerriers en profitent pour engager une compétition de lutte.
La lutte dure pendant des heures et deux frères Ali et Selim restent à égalité.

Plus tard, lors de la fête de Hidirelez (Fête de Printemps), les deux frères reprennent la lutte à Ahikïy près d'Edirne. Ces deux frères-lutteurs qui ne réussisent pas à se départager pendant toute la journée, poursuivent la compétition pendant la nuit à la lumière des bougies et des lampions. Essouflés, ils meurent sur place !
Leurs amis les enterrent sur les lieux sous un figuier.

Ils s'y rendent quelques années plus tard et voient près des tombes des deux lutteurs, une fontaine! C'est ainsi que le nom de "KIRKPINAR" (40 sources) fut donné à cet endroit.

Les luttes historiques de Kirkpinar sont organisées par la Municipalité d'Edirne depuis 1946. C'est Tahsin SIPKA, maire de la ville à l'époque qui a inclus la compétition de lutte de Kirkpinar dans les services municipaux.

 

 

Lutteur (Pehlivan)

 

 

Le mot de "Pehlivan" est un mot Persan. Il signifie le courage et la bravoure, mais en même temps, on utilise ce terme pour quelqu'un qui a un corps solide et la parole honnête.

Les guerriers ayant accompli des missions héroïques et les sportifs tels que lutteurs, tireurs, etc. étaient appelés "Pehlivan" à l'époque des Seldjoukides. Cette signification est maintenue jusqu'à la fin du règne du Sultan Mahmut II.

Le peuple Turc tout entier aime le sport de lutte et éprouve du respect envers le lutteur. Ce respect a probablement sa racine dans les sentiments héroïques de l'âme turque. Le respect à l'égard des lutteurs s'explique aussi par la force physique, les muscles développés, la bonne santé apparente, le comportement brave, le caractère droit et généreux et la fiabilité des lutteurs.

Le mot de "Pehlivan" est un mot Persan. Il signifie le courage et la bravoure, mais en même temps, on utilise ce terme pour quelqu'un qui a un corps solide et la parole honnête.

Les guerriers ayant accompli des missions héroïques et les sportifs tels que lutteurs, tireurs, etc. étaient appelés "Pehlivan" à l'époque des Seldjoukides. Cette signification est maintenue jusqu'à la fin du règne du Sultan Mahmut II.

Le peuple Turc tout entier aime le sport de lutte et éprouve du respect envers le lutteur. Ce respect a probablement sa racine dans les sentiments héroïques de l'âme turque. Le respect à l'égard des lutteurs s'explique aussi par la force physique, les muscles développés, la bonne santé apparente, le comportement brave, le caractère droit et généreux et la fiabilité des lutteurs.

Au temps des Ottomans, les compétitions de luttes étaient organisées, en dehors du sérail, pendant les foires et les noces dans l'intérêt des institutions de charité, ou bien dans les salles des organisateurs professionnels. Il y avait aussi des luttes de noces, des luttes du Ramadan et des luttes organisées pour les établissements de bienfaisance.




 
 
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